Comment devenir un PGM

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PGM (cf. vocabulaire Stratics) :  « ProGaMer »  D’autres utiliseront le terme HCG « Hard Core Gamer ». Se dit d’un joueur qui est plus doué à WoW qu’au lit. Il pense donc pouvoir donner des leçons de jeu à tout le monde mais sera largué sur tout le reste.

Arpentant les terres désolées ici ou là du Norfendre, il vous est arrivé de croiser un de ces baroudeurs qui dégage une aura de puissance et de mystère. Un PGM… Comme tant d’autres avant vous, aujourd’hui est venu le temps de revêtir vous aussi l’emballage de super héros. Il faut bien comprendre que devenir un PGM, tout en étant à la portée de n’importe qui, est un travail de longue haleine. Comprendre aujourd’hui ce que seront vos objectifs, ne fera pas pour autant de vous le PGM que vous désirez devenir, c’est seulement avec la pratique, un entrainement simple mais indispensable, que vous verrez le statut tant désiré devenir une réalité. Pour commencer, il faut bien comprendre ce qu’est un PGM. Il est un joueur comme les autres, mais qui arrive par une attitude appropriée à faire comprendre qu’il a du vécu (sous-entendu une expérience supérieure à la votre), des compétences (que vous n’avez pas), etc… Il s’agit donc bien d’une vitrine, qui donne l’illusion que le PGM vous est supérieur en tout.
Comment s’y prend-t-il ?

1 – Le PGM a toujours raison

Quoiqu’il arrive, vous avez raison. Si quelqu’un vous contredit, et même si vous vous rendez compte qu’il a raison, en aucun cas il ne faut reconnaître son erreur. Dans ce cas, le PGM prend un ton hautain, sous-entend que son interlocuteur évolue dans des strates trop éloignées des siennes pour comprendre ce que le PGM sait. Une phrase qui n’a pas forcément de sens du genre « Y a encore des gens qui croient que les hauts-faits c’est du PVE ?» vous permet de reprendre une position dominante dans la conversation, sans avoir donné d’argument. C’est gagné. Plus vous vous éloignez du sujet, plus vous ramenez le problème concret (tomber Sartharion avec ses trois compères à dix joueurs) à un problème sujet à débat (les hauts-faits sont-ils du PVE ?) plus vous perdez vos détracteurs, qui ne savent plus s’ils doivent répondre au sujet de départ, ou à celui que vous venez de poser.

2 – Le PGM a des outils qui montrent numériquement sa supériorité

Le meilleur exemple en est l’add-on « recount ». Si vous êtes healers, vous êtes en haut du heal meter, si vous êtes DPS, vous êtes en haut du DPSmeter (qu’on nommera kikimeter pour être compris par le plus grand nombre). A chaque combat où vous dominez le kikimeter (pour l’exemple d’un DPS) vous en envoyez un résumé à tous vos amis, à votre guilde, à votre raid, etc… Par contre vous devez être paré à toute éventualité dans le cas où un autre joueur passerait devant vous. Ce classement doit trouver sa justification dans un élément aléatoire du jeu, ou mieux d’une erreur du raid leader ou d’un autre joueur. Par exemple, vous pouvez arguer que le raid est mieux optimisé pour d’autre type de DPS, les chamans ont posé leurs totems trop loin, les spores ont été tuées au mauvais endroit, vous avez du bouger pour éviter ceci ou cela, etc… 

 

3 – Le PGM connaît tout le monde

Vous connaissez toutes les grosses guildes, leurs principales figures, vous savez qui a couché avec qui, qui est en haut du kikimeter dans les autres guildes, qui pose 21 stacks sur Malygos, etc… Bien sur, vous vous servez de ces informations pour nuire aux autres guildes, aux autres joueurs de votre guilde, à tout le monde. Vous n’avez pas besoin d’argument pertinent pour médire de quelqu’un, si vous n’avez rien de compromettant, arrangez les choses, voire inventez.Quelques exemples selon la guilde:
A un stratics, vous direz : « Retourne camper ton cimetière toi… », « Comment on peut overaggro ? Ca devait encore être Bal qui tankait », « Vous êtes la risée du serveur », « j’ai trouvé un article dans Le Monde… ».
A un wrath, vous direz : « Désolé jamais entendu parler, je m’intéresse pas aux guildes moyennes », « Mais y’a encore des gens pour croire que les hauts-faits c’est du PVE ? », « Wrath ? Vous ne faisiez pas du PVE pré-WOTLK ? ».
A un webone, vous direz : « Il est passé où Gdie ? », « Comment vous gérez sans votre sponsor ? », « Webone ? C’est le roster 10 qui tourne assez bien ? »
A un ragondin, vous direz : « LOLOL », « Jhina c’était l’âme de la guilde », « Les hauts-faits c’est du PVE quand on tombe les boss ».
A un tenebrae, vous direz… Ha bah non vous direz rien ils ont encore disband.
A un Aurora, vous ne direz rien. On ne dit rien aux Aurora.

Quelques exemples de joueurs chez stratics (exemples transposables dans chaque guilde)
A Trakkhan : « Sympa ta hache, pourquoi tu prends pas la même en main gauche ? », « Deuxième au DPS c’est très bien déjà ».
A Bal : « J’ai lu un truc dans Le Monde au sujet d’un certain Bal », « Monte ton aggro, je vais prendre une douche »
A Rahend : « Comme il joue trop bien Tensha ! »

 

 

 

 

Baldur